14.6.06

Après réflexion tout devient bleu comme une orange

Ciel&Espace est vraiment, et avec constance, une très bonne revue, simple et intelligente.
J'ai déjà fait allusion (en janvier) à la couleur de l'univers, selon le site pourpre.com, eh bien! Ciel&Espace nous parle, dans le numéro de juin 2006, de la couleur de la Terre.

C'est un dénommé Gavriil Tikhov (1875-1960) qui le premier, au début du XXè siècle, a affirmé que la terre était bleue. Pour nous ça va de soi: c'était montré dans Tintin au début des années 1950 quelques années avant les premiers voyages dans l'espace (impeccable Hergé, toujours bien documenté). Mais non, ce n'était pas si évident.
La méthode de Tikhov: il a déduit cette couleur d'après celle de l'éclat de la Terre réfléchi par la Lune (lumière cendrée).

En 1929, dans le recueil L'amour la poésie, Paul Eluard entérinait la teinte dans le très célèbre:

La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s'entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d'alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d'indulgence
À la croire toute nue.

5 commentaires:

Brigetoun a dit…

et bien sur la terre est bleue comme une orange, il n'y a qu'à te voir à gauche de l'écran, étendu sur elle

marie.l a dit…

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

si vous permettez m'sieur Renard je mets la suite car, comme le début, je l'aime beaucoup... même si je sais que vous savez !

c'est décidément la galère aujourd'hui avec blogger, je n'en suis qu'à ma 3ème tentative de poster... pffff !

Anonyme a dit…

Chouette sujet de post ! Tu sais, pendant mes études, je me suis passionnée pour l'histoire des sciences. Donc si tu as d'autres anecdotes à raconter, ne te prive pas !

Anonyme a dit…

Sublime poème... On pourrait parler sans discontinuer de l'astronomie et de la poésie inhérente aux étoiles, d'autant que les méthodes employées par les scientifiques pour en savoir plus sur nos lointaines te scintillantes voisines sont inventives, astucieuses, et pleines de poésie elles-mêmes... Par exemple, aujourd'hui, et depusi longtemps, on écoute les étoiles plutôt que de les regarder. Je me souviens avoir presque eu les larmes aux yeux lorsque j'avais écouté le son enregistré par la sonde américaine dans l'atmosphère de Titan : pensez, les vents d'une lune autre que la nôtre ! Moi, ça me donne des frissons d'extase... Et merci aux scientifiques qui ont pensé à mettre un simple micro sur leur sonde en même temps que d'autres instruments plus utiles et moins "crus", plus sophistiqués, rien que pour le plaisir de diffuser les vents d'outre-espace en MP3 à nos rêveuses oreilles !

Julie a dit…

Alors hum... :o) Sur mon "portrait", j'ai vilainement rusé (ben, comme d'habitude en fait)... Le planétoïde représenté en fond est la Lune, en négatif et bleutée. C'est sûr qu'on peut difficilement la reconnaître...

Je vous en prie Mariel, j'ai un peu peur des coups de soleil, ayant une peau rousse, mais cette deuxième partie de poème mérite toute notre attention en effet.
Pour ce qui est de publication des commentaires, je rappelle que ce n'est possible qu'une fois les commentaires lus par moi. Parfois je n'ai pas accès tout de suite à un ordinateur. C'est vrai aussi que notre hébergeur adoré n'est pas toujours très fiable...

Kepler cherchait déjà à comprendre la musique des sphères. Il ne pensait certainement pas, néanmoins, que des scientifiques du XXIè s. parleraient de résonances, d'harmoniques, d'ondes à propos de la lumière des étoiles. Enfin... peut-être que si après tout, il était visionnaire.