Dans le petit mais costaud Astronymie d'André Le Boeuffle, on fait le point sur le nom des planètes, étoiles et constellations avec tout ce que ça a d'arbitraire, de religieux et surtout de contingent.On note par exemple une multitude d'éléments purement descriptifs liés à l'iconographie des constellations:
Alioth, dans la Grande Ourse, signifie en arabe "la queue grasse",
Alpheratz, près de Pégase: "le nombril du cheval",
Zosma, dans le Lion: "la ceinture" (en grec)...
Mais parfois c'est beaucoup plus crypto-rigolo:
Le Père Piazzi, au début du XIXè s. nomma deux étoiles Sualocin et Rotanev dans la constellation du Dauphin. Rien d'étonnant à cela: nous sommes habitués aux noms exotiques dans ce ciel joyeusement cosmopolite.
Il s'agissait en réalité de l'inversion du prénom et du patronyme d'un ami à lui: Niccolo Cacciatore, soit Nicolaus Venator une fois latinisé.
Astronymie, les noms des étoiles
André Le Boeuffle
Paris: éd. Burillier, 1996
112 pages

8 commentaires:
... Sans oublier Fomalhaut, la gueule du poisson. Les noms modernes sont beaucoup moins poétiques. Par exemple, la Voie Lactée, notre galaxie, s'appelle simplement M31 pour les scientifiques. Pathétique, non ?
oui on a envie de le lire ce bouquin. Mais trop de et économies. La fantaisie des scientifiques est souvent charmante
je n'y connais rien en astronomie mais j'aime découvrir, je suis allée rechercher la Grande Ourse et j'ai eu un choc ... déjà pour Alioth que j'avais confondu avec la patronne de ma seconde fille, et surtout qu'à côté d'elle une étoile que j'avais lu être Merguez est en fait Megrez...
Décidément faut que je change de lunettes !
Maintenant, les astrophysiciens les appellent par des numéros, c'est moins marrant.
:o) Merguez?! Ca aussi ça me plaît, un ciel gastronomique; miam!
El et Simonne, vous avez eu la même idée: les numéros.
Mais il faut se dire que pour les astronomes, M42 reste tout de même un beau coin de paradis! Surtout, pour eux, voir le ciel c'est voir les différentes périodes du passé toutes entremêlées: tous les M-numéro sont liés à l'astronome Messier, du temps on ne connaissait pas encore la diversité des "nébuleuses" (Messier a numéroté ainsi les objets flous, nuages de gaz ou galaxies, pour lui c'était pareil), la numérotation NGC est plus récente, les noms des astres correspondent à diverses modes... sans compter bien sûr le temps que met la lumière des uns et des autres à nous parvenir.
C'est passionnant en tout cas !
quel dommage d'être passée à coté de ça !
Aldébaran et Betelgeuse me font rêver
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