4.6.14

Sizaine - 23

« Je crois que Grévil ne nous a pas aperçus, dit Sizaine, mais il commençait à se sentir mal, et nous aussi, parce que nous étions proches.
- Mais tu m’as dit l’autre jour que lorsqu’un nipalichom se trouvait près d’un snelt, il le percevait au ralenti. Là, nous l’avons vu parler avec l’astronome à une vitesse normale.
- Oui, c’est vrai. Sizaine se frotta le menton, puis reprit: je pense que, un peu comme avec la baguette de noisetier, la présence d’un homme ordinaire nous aide à voir Grévil à la bonne cadence, à nous synchroniser avec lui.
- Ah oui, logique. Bon, en tout cas nous avons entendu que les humains avaient une solution, c’est assez rassurant, non?
- Oui, oui. » Mais Sizaine restait dubitative.
N’ayant rien de plus à faire pour l’instant, les jeunes nipalichoms décidèrent de se replier en un endroit plus agréable. Ils étaient arrivés en bordure de la capitale et le lieu regorgeait d’odeurs sinistres et de bâtiments laids. Ils retournèrent dans la campagne où ils profitèrent d’un long moment de tranquillité et d’intimité.

Quelques heures plus tard, ils se réveillaient sous le chant d’oiseaux qui célébraiet le crépuscule. Ils avaient envie de voir tourner quelque chose. Le moment était venu d’aller rendre visite aux centraux de la Terre. Sizaine suggérait en effet de commencer par aller voir Verglas. Non qu’ils aient besoin de lui pour descendre au coeur de la planète, mais elle trouvait plus courtois de repasser par lui.
Jorény, tout excité, l’écouta cependant avec attention lorsqu’elle lui expliqua la marche à suivre pour descendre au centre.
Ensuite ils réfléchirent aux cadeaux qu’ils pourraient apporter à ces vénérables grands nipalichoms.

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