19.1.06

Misères des ires

Il est difficile parfois de lutter contre l'agressivité des autres, de la laisser - zouuuuuuuuu - nous traverser comme on le recommande dans le tai chi chuan: opposer le mou au dur, vaincre le singe qui est en soi et frapper gentiment les oreilles du tigre, ouais! facile à dire! Mais surtout il paraît difficile de passer outre, une fois l'incident clos: la colère perçue comme du brou de noix, plus on essuie et plus on se tache.
Souvenir: un collègue tout ce qu'il y a plus philosophe, expert en arts martiaux chinois et japonais, toujours aimable, toujours à raconter de bonnes blagues bouddhistes (vous savez: celles-qu'on-ne-comprend-pas, mais-ce-n'est-pas-grave, parce-que-c'est-dit-avec-tant-de-grâce), en train de hurler d'un coup sur la chef de service parce qu'elle dépassait franchement les bornes. Souvenir bis: le même juste après, redevenu tout ce qu'il y a plus serein. Et nous de demander: "Là tu n'as pas été zen, n'est-ce pas?" et lui, souriant: "Etre zen, c'est être furieux quand c'est le moment, ni avant, ni après!"
Chapeau bas à cet homme-modèle! Mais comment fait-il? %-] Je veux du détachant, moi aussi!!

2 commentaires:

Audrey H. a dit…

Une anecdote similaire m'est arrivée très récemment (sauf que le niveau hiérarchique était voisin). Ultra-zen 5mn avant je l'étais, et 5mn après de même. Apparemment inexplicable de l'extérieur, mais bien géré en interne.

Je ne pense pas qu'il y ait de recette miracle, plutôt qu'il s'agit d'un état de maturation de la psyché.

Holly pourrait peut-être t'expliquer ça mieux que moi.

Julie a dit…

En ce qui me concerne, très banalement, je dirais que "ça dépend des jours". Travaillant auprès du public j'encaisse plutôt bien ce qui vient des inconnus, mais c'est plus dur avec les proches.
Surtout comment savoir, quand on pense bien réagir, s'il ne se produit pas des micro-fissures mentales?
En tout cas bravo pour le self-control!