19.9.09

La saga du Nipalichom - 4

L'individu, un être humain, lui rappela immédiatement l'homme au sifflet. C'était un vieillard chenu, barbu, vermoulu, grenu, en haillons, manifestement un vagabond des bois. C'était probablement sa vie forestière qui l'avait rendu plus lucide. Il n'avait donc nullement besoin que les nipalichoms attirent son attention pour les voir, et cela à deux titres: d'une part il avait appris à s'intégrer totalement dans la nature, dont faisaient partie les nipalichoms comme tous les êtres vivants ou minéraux, d'autre part (et inversement), comme il n'y a pas grand-chose qui tourne au milieu des arbres, sa perception, contrairement à celle des citadins, n'était pas saturée et aveuglée par la présence des nipalichoms. Car quand on voit trop, on ne voit plus.

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