Hier soir, donc je me rendis d'un bon pied aux ateliers Berthiers - théâtre de l'Odéon, à Paris, assister à la représentation du Roi Lear mis en scène par André Engel.
Aussi bizarre que cela paraisse, à 33 ans je n'en connaissais même pas l'histoire, ayant par préjugé et à l'aveuglette une préférence pour le Shakespeare du Songe et de la Tempête.
Les partis pris d'André Engel n'ont donc pas pu me choquer: j'ai accepté sans discuter les costumes du début du XXè s., le roi devenu maître d'un empire industriel, les rafales de mitraillettes... Il a surtout opéré un glissement de l'affaire d'Etat vers l'affaire privée. C'est bien rythmé, la distribution est quasi parfaite, la mise en son fonctionne et Michel Piccoli fascine malgré quelques fâcheux défauts d'élocution à certains moments. Je me demande quel est l'avis des puristes.
Juste une question: il me semble que le roi Lear ne mentionne jamais la mère de ses filles. Rêvé-je?
J'ai tiré mon titre d'une citation très à propos de M. Piccoli: il a proposé d'intituler cette adaptation "Apprendre à Lear".
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3 commentaires:
J'ai toujours trouvé la "bonne fille" du Roi Lear assez conne, dans l'ensemble. Je trouve qu'elle devrait être jouée par une actrice grosse et moche, sans talent, un peu comme cette vache humaine de la Star Académy... On l'imagine bien au chevet de son papa qu'elle aime, rongeant un os de poulet, tandis que son père la regarde, atterré, et soupire. Il pense "Mon Dieu qu'elle est conne... et il faut que ce soit celle-là qui me reste..." et il dit "Mais oui je t'aime, mon petit canard en sucre !"... Incidemment, c'est le nom de Cordélia qui a été repris dans la série Buffy contre les Vampires. Comme quoi...
Non, d'après mes souvenirs, Lear ne parle jamais de sa femme et pour cause...
Voir mon analyse ici :
http://rosesdedecembre.blogspot.com/2005/12/le-motif-du-choix-des-coffrets-notes.html
Je me méfie comme de la peste des productions du théâtre de l'Odéon et je hais les adaptations modernisées de classique.
Je n'irai pas voir ce Lear.
Je suis un peu d'accord avec toi, Elromanozo. Dire la vérité, quelle idée! ;o)
Holly G.: quelle double surprise!
- Celle de découvrir votre analyse, qui m'avait bêtement échappé, l'idée des trois Parques notamment;
- celle d'assister "en direct" dans votre post à la naissance de la Crique de Siréneau!
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