2.2.06

Parlons bouleau

Dans la forêt encagée, l'Autorité invisible a frappé: "Animaux, proclame-t-elle, vous serez étiquetés et inventoriés; plus vous piafferez plus je dresserai de barrières. J'assigne à chacun un nichoir et désormais vous n'élirez plus à votre guise votre petit coin de verdure, votre fourré, votre taillis. J'ai tranché."
Alors adieu mon bouleau clair, aux multiples strates irisées. Aujourd'hui vient le temps de l'arbre de fer.
Ma face loup gémit avec sa meute sous la Lune noire mais la face goupil rit jaune et veut s'enfuir.

Bientôt le printemps, bientôt un vent nouveau!

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Je ne puis m'empêcher de penser à l'oeuvre immortelle de Dumas... Roger Dumas, pas les autres. Je veux bien sûr parler de "Ce Matin, un lapin", chanson chantée par Chantal Goya.

"Dans le forêt de l'automne
Ce matin est arrivé
Une chose que personne
N'aurait pu imaginer.
Au bois de Morte Fontaine
Où vont à morte saison
Tous les chasseurs de la plaine
C'est une révolution, car...
Ce matin un lapin
A tué un chasseur..."

Je laisse le reste à votre mémoire vivace, en priant, arboricoles amis, que votre rancune ne soit pas trop grande !

Julie a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Julie a dit…

[Même message que le précédent, effacé, mais cette fois sans fautes de frappe. Ouh là là! Besoin de dormir...]

Il n'y a pas de rancune à avoir! ^.^
Pour la suite de la chanson il faut se rapporter par exemple à la page d'un site végétarien:

Ils crièrent à l’injustice
Ils crièrent à l’assassin
Comme si c’était justice
Quand ils tuaient les lapins


Je me rends bien compte que je mords la main qui me nourrit. Mais c'est qu'elle a bon goût!

Siréneau a dit…

Celui-ci je l'aime bien aussi, foi d'animal, je ris jaune parfois et l'envie me prend de fuir ces contrées. Etes-vous argenté cher Loupil, moi je reste chien, je crains fort de briser ma laisse et d'avoir faim comme un loup.

Julie a dit…

Argenté? Si vous parlez de couleur: mon pelage est terne, entre la rouille et l'argent, normal vu mon pedigree et mon environnement métallique.
L'astuce, sans casser la laisse, est à mon avis de creuser un tunnel en douce dans le fond de la niche. J'y cache toutes les belles images qui me passent sous les yeux et je m'y réfugie le plus souvent possible. J'appelle cette cachette: la mémoire.