20.2.06

Poulet pour les poulets

Quelle misère...
Une pensée pour les victimes de la grippe aviaire: 1. les gens du bout du monde ou d'un peu plus près, qui vivent dans des conditions déplorables et qui se sont attrapé le H-quelque chose, et 2. les oiseaux* eux-mêmes. Oui, on pourrait dire: "On s'en fiche, des volatiles", mais non seulement une épidémie c'est toujours moche, mais en plus l'éco-système risque d'en prendre encore un coup... global. Nous, bonnes gens d'Europe occidentale, à moyen terme nous risquons tellement peu à côté des Asiatiques et des Africains qui vont subir les migrations, et nous avons déjà les masques à gaz ou presque. Toujours les mêmes qui trinquent, tiens.

Autrefois un poulet, c'était soit un oiseau Gallus gallus juvénile comestible, soit un policier bien gaulois, soit une gauloiserie un peu élégante, rédigée dans les règles de l'art** (et plus loin dans le temps, le cadeau d'un éraste à son éramène pour s'en attirer les faveurs, mais là on quitte l'Hexagone pour une autre géométrie...).

Adieu veaux, vaches, cochons... poulets... canards...

*Lien trouvé dans le blog photos du Japon www.lejapon.fr/blog

*Poulet (Littré):
Définition n°4. Fig. Billet de galanterie, missive d'amour. S'elle baille en cachette, ou reçoit un poulet, Régnier, Elég. II. Mademoiselle, j'aurais à cette heure de quoi vous écrire un beau poulet, et je pourrais dire, sans mentir, que je passe les jours sans lumière, et les nuits sans fermer l'oeil, Volt. Lett. 38. [...] Il se dit quelquefois, par plaisanterie, de toute autre missive. N'ai-je pas bien fait de vous envoyer le poulet apostolique du saint-père à Mme Chaulmes? Sév. 18 décemb. 1689.
5. Papier doré propre à écrire des poulets.

3 commentaires:

Holly Golightly a dit…

De toute façon, les médias exagèrent beaucoup l'importance du phénomène.
C'est vraiment énervant.

Anonyme a dit…

Une importance écologique, la grippe du poulet ? Parce que trois piafs vont cesser de guanoter sur je ne sais quelle partie intime de la Chine populaire ? Parce que quelques vols aux plumes pestiférées vont cesser de se gratter à moitié (autrement dit, d'être migrateurs...) ? Quelle ineptie ! Déjà, entre volatiles, il faut qu'il y ait une sacrée proximité pour que ça se transmette. Il faut qu'il y ait un oiseau qui crève devant un autre, pratiquement, en crachant, toussant et en lachant des gros mollards sur les plumes de son copain... Le risque c'est pour les oiseaux qu'on élève déjà dans des conditions insalubres et qui se grimpent dessus tellement ils ont peu d eplace, à patauger dans de grands hangars grillagés, chauds, moites et puants, avec une couche de leur merde empaillée bien uniforme sur le sol bétonné. Vous savez bien, les poules qui bouffent à une mangeoire de l'autre côté d'une grille. Parce que celles qui courent en plein air, elles ont plus de chances de voir un oiseau contaminé, certes, mais elles sont vachement plus rares, moins nombreuses, plus espacées, et plus saines. Et de toutes façons, les oiseaux qu'on élève, on n'en manque pas : quel est le désastre écologique, que leur population soit un peu réduite dans l'année qui vient, ou au contraire que depuis des millénaires l'homme ait artificiellement favorisé ces espèces en les délivrant de leurs prédateurs ? Bref... Aux chiottes les piafs, ça n'intéresse personne, c'est con et ça chie partout. J'aurais bien fait un billet d'humeur dessus, mais en même temps je viens juste de le faire ici, et ça ne m'intéresse plus maintenant.

Julie a dit…

De toute façon on verra... Y aura-t-il un effet papillon/domino/catastrouille ou *pouf* rien à part des malades humains qui n'ont vraiment pas eu de chance? On verra et pour répondre à ta question qui n'en est pas vraiment une je dirais bien: les deux mon général. En tout cas je suis tout à fait d'accord sur ce que tu dis de l'élevage intensif, "inhumain" j'allais dire (!). C'est aussi pour ça que j'écrivais que c'était toujours les mêmes qui trinquaient, je ne pensais pas qu'aux humains pauvres.