10.8.06

Adieu limaille

"... Et en voiture!", ajouta Guido en extrayant la batterie d'un placard de la chambre.
Ils sortirent et se dirigèrent vers un parking aux véhicules chamarrés et rutilants. Le décor avait décidément bien changé. Après la petite "réparation", ils s'embarquèrent dans la vieille deux-chevaux de Quatre-Saisons, qui démarra avec réticence.
"La troisième épreuve consiste pour vous à poser les bonnes questions. Notez que les précédentes n'étaient pas trop mauvaises."
Maintenant qu'il était calmé, Poussière n'avait que ça en tête, des questions, beaucoup trop à son goût, il enchaîna donc:
"A quoi sert la table des matières? Qu'est devenu Juillet? ? Qu'est-ce qu'un point de réalité?
- Oh oh! Pas mal, mais non, tout cela est à côté de l'essentiel. Ca relève du subjectif, ces choses sont liées à votre vision du monde. (Pendant ce temps il s'éloignait du centre-ville, les immeubles se faisaient moins hauts.)
- Euh... Où suis-je?
- Beaucoup mieux! Mais en fait vous connaissez déjà la réponse: pour l'instant vous vous trouvez à l'intérieur de vous, vous vous êtes mis en abîme... C'est pourquoi vous vous êtes parlé à vous-même. Mais je vous rassure: vous n'êtes pas votre seul spectateur, d'autres sont en train de suivre vos mésaventures.
- Hein? Mais qui? (Et il sursauta sous le coup de l'illumination, tandis que la petite auto s'engageait dans un chemin de traverse, ils roulaient maintenant en rase campagne) Mais... qui êtes-vous, vous? Je ne vous demande pas votre identité italienne, j'ai compris qu'elle n'est qu'une façade. Vous ne portez pas de badge et votre nom comporte aussi un prénom, à la différence de Juillet et de moi. Qui êtes-vous vraiment?
- Biiiiiiiiiingo!"
La voiture se changea en barque et la campagne en mer tumultueuse (sans excès, hein), on apercevait une terre au loin.
"Caaaa y est, vous avez compris! Et il sortit un badge de sous son chapeau: 'Août' était marqué dessus, en lettres marines. Eh oui! C'est moi! Vous avez raté Juillet mais moi je ne vous lâche pas, jusqu'à la fin du parcours. Vous voyez cette île là-bas? Disons que c'est là que nos chemins se sépareront. Mais rassurez-vous: c'est dans 3 semaines! D'ici là nous passerons du bon temps et de toute façon nous serons au grand air, la ville c'est fini! La Lune ne sera plus pleine, la crise est passée elle aussi. J'ai plein d'histoires à vous raconter. Carpe Diem, Poussière de Lune!"
Pour la première fois, Août l'appelait par son nom, Poussière en était tout retourné.
Ou alors c'était le mal de mer...

FIN

Prochainement:
les aventures de Poussière à la Bibliothèque nationale.
(Non, je plaisante.)

7 commentaires:

Anonyme a dit…

A la BN ? Heuuuuu (ça, ça veut dire que je suis surprise).
Et j'adore comment tu écris, que d'imagination !

Julie a dit…

Je plaisante vraiment. A la BN ça ferait une histoire trop horrible. :oD

Holly Golightly a dit…

Je suis déçue que tu termines.
Je te l'interdis !

Anonyme a dit…

Hi hi hi, j'aime bien les histoires horribles, c'est distrayant !

Julie a dit…

Vous me faites frissonner, toutes les deux (en tout ben tout honneur, je vous rassure).

Brigetoun a dit…

un rêve de citadin ?

Julie a dit…

Ooooh oui!