Ignorant l'importun Juillet, il jeta un coup d'oeil angoissé à son propre badge. La typographie en était radicalement différente, moins lisible et couleur rouille. Mais ici aussi un seul nom apparaissait, juste à gauche d'une photo sans caractère: Nouveau.
"Ah tiens! Je ne sais pas pourquoi ça ne m'étonne pas!" (Il se sentait maintenant d'humeur grinçante.) "Enfin, ça tombe bien, j'ai tout oublié de mon identité. A tout prendre je préfèrerais m'appeler Poussière. Allez! Vous, là, dites-moi que je ne me suis pas encore tout à fait réveillé, que tout ceci est issu de mon imagination, dites-moi que vous êtes un fantôme, n'importe quoi, mmmh?
- Si vous désirez vous nommer Poussière, rien n'est plus facile, monsieur Nouveau: il faudra vingt-quatre heures pour la mise à jour du système, voilà tout. Nonobstant, je note que vous m'insultez. La sanction n'est pas bien sévère dans ce cas de figure mais deux ou trois points de réalité en moins alors que vous êtes en rôdage... vous les sentirez passer, tout de même!"
A l'horizon se profilaient les tours, de plus en plus sinistres sous un ciel de plomb... Poussière se dit que la journée commençait mal.
2.8.06
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3 commentaires:
Ben, flûte alors! J'espère que cette anecdote n'est pas inspirée de la réalité.
Hum, quel est le rapport entre "le fer c'est les autres" et le badge, enfin entre le fer et le badge?
Courage. :)
bonne question audrey
je me réveille difficilement et mon pauvre crâne flotte devant la prose de Loupil
j'ai du perdre tous mes points de réalité - bon chic alors !
C'est beaucoup inspiré de l'ambiance de l'"usine à gaz" où je travaille...
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