[Note: je publie deux épisodes ce soir. Attention à lire le 16 avant le 17...]
"Oui, d'après le guide c'est lui qui a financé la restauration du beffroi et la construction du musée archéologique."
-Non seulement ça, mais en plus il a fourni les fonds pour les fouilles des trois 'pointes mortes' de l'étoile d'Arexhaï, c'est-à-dire les bâtiments antiques placés entre ce que le guide nomme 'les pointes vives', soit les fleuves.
-C'est une pitié que le paragraphe sur les ruines de l'étoile manque.
-Oui, c'est bien dommage. Mais c'est bien suspect aussi. La page est abîmée, d'accord, cependant elle semble déchirée plutôt que délitée. C'est quoi votre petit nom?"
"Mon 'petit nom'?
-Oui. Votre prénom, quoi.
-Oh. C'est euh... Anne.
-Euhanne?
-Non! répondit Mademoiselle Smyss en souriant vraiment pour la première fois. Mon 'petit nom' est: Anne. Etes-vous bien sûr de ne pas me 'faire du gringue', Gamaliel?
-Anne, votre connaissance du Calpatylien m'épate! plaisanta Gamaliel, flatté qu'elle l'appelle par son prénom. Non, je ne vous drague pas. J'aurais bien aimé, dans une autre vie...
Bon, se reprit-il, Anne Smyss de Tramarèl, acceptez-vous toujours cette fameuse mission à Elmin'talss, votre capitale? Il s'agit de partir dès demain après-midi. Je flaire que votre recherche sera fructueuse, il faut explorer la piste de Valdo Vaïsed et des fouilles de l'étoile, et ce le plus vite possible. Il en va de la sécurité de Dedlar, c'est très important.
-Oui, je le ferai... ll est tard, je rentre préparer mes bagages pour être prête à partir le plus tôt possible demain. Si vous me permettez, Gamaliel, vous devriez rentrer chez vous aussi...
-Oui, je dois avoir mauvaise mine...
-En effet, et vous avez besoin d'une bonne douche et d'un rasage.
-Ah! Ah! Touché, Anne! Le Franc Parler déteint sur vous et c'est tant mieux. Alors à demain, fit-il en se levant et en réglant leurs consommations. Merci pour tout."
Anne Smyss regarda partir le charmant petit homme en se mordillant les lèvres.
Elle n'était pas très fière d'elle. Les choses se compliquaient drôlement. Voilà qu'elle compâtissait avec ses employeurs. Ils étaient gentils, intéressants, attendrissants. Même son patron lui paraissait agréable, et pourtant au départ il lui avait fait une mauvaise impression, avec son caractère rude. Dommage... Mais chut! Il fallait faire taire ces scrupules: elle avait une mission à accomplir, deux missions en réalité.
Elle rentra dans son petit meublé, ôta son manteau, s'étira, but un verre d'eau et se dirigea vers sa penderie, d'où elle sortit une valise.
Comme la lueur du soleil qui entrait par la fenêtre de la chambre commençait à décliner, elle se concentra deux-trois secondes... Et les trois chandelles de la pièce s'allumèrent.
"Oui, d'après le guide c'est lui qui a financé la restauration du beffroi et la construction du musée archéologique."
-Non seulement ça, mais en plus il a fourni les fonds pour les fouilles des trois 'pointes mortes' de l'étoile d'Arexhaï, c'est-à-dire les bâtiments antiques placés entre ce que le guide nomme 'les pointes vives', soit les fleuves.
-C'est une pitié que le paragraphe sur les ruines de l'étoile manque.
-Oui, c'est bien dommage. Mais c'est bien suspect aussi. La page est abîmée, d'accord, cependant elle semble déchirée plutôt que délitée. C'est quoi votre petit nom?"
"Mon 'petit nom'?
-Oui. Votre prénom, quoi.
-Oh. C'est euh... Anne.
-Euhanne?
-Non! répondit Mademoiselle Smyss en souriant vraiment pour la première fois. Mon 'petit nom' est: Anne. Etes-vous bien sûr de ne pas me 'faire du gringue', Gamaliel?
-Anne, votre connaissance du Calpatylien m'épate! plaisanta Gamaliel, flatté qu'elle l'appelle par son prénom. Non, je ne vous drague pas. J'aurais bien aimé, dans une autre vie...
Bon, se reprit-il, Anne Smyss de Tramarèl, acceptez-vous toujours cette fameuse mission à Elmin'talss, votre capitale? Il s'agit de partir dès demain après-midi. Je flaire que votre recherche sera fructueuse, il faut explorer la piste de Valdo Vaïsed et des fouilles de l'étoile, et ce le plus vite possible. Il en va de la sécurité de Dedlar, c'est très important.
-Oui, je le ferai... ll est tard, je rentre préparer mes bagages pour être prête à partir le plus tôt possible demain. Si vous me permettez, Gamaliel, vous devriez rentrer chez vous aussi...
-Oui, je dois avoir mauvaise mine...
-En effet, et vous avez besoin d'une bonne douche et d'un rasage.
-Ah! Ah! Touché, Anne! Le Franc Parler déteint sur vous et c'est tant mieux. Alors à demain, fit-il en se levant et en réglant leurs consommations. Merci pour tout."
Anne Smyss regarda partir le charmant petit homme en se mordillant les lèvres.
Elle n'était pas très fière d'elle. Les choses se compliquaient drôlement. Voilà qu'elle compâtissait avec ses employeurs. Ils étaient gentils, intéressants, attendrissants. Même son patron lui paraissait agréable, et pourtant au départ il lui avait fait une mauvaise impression, avec son caractère rude. Dommage... Mais chut! Il fallait faire taire ces scrupules: elle avait une mission à accomplir, deux missions en réalité.
Elle rentra dans son petit meublé, ôta son manteau, s'étira, but un verre d'eau et se dirigea vers sa penderie, d'où elle sortit une valise.
Comme la lueur du soleil qui entrait par la fenêtre de la chambre commençait à décliner, elle se concentra deux-trois secondes... Et les trois chandelles de la pièce s'allumèrent.

5 commentaires:
Et ces idiomes anglais, autant de signes de perfidie :)
Tssss tssss!
Dis, une question, tu sais exactement combien de lignes tu dois et peux écrire pour que ton article ne dépasse pas de l'écran, hein ? Parce que si cela se confirme, alors, tu es super douée pour maintenir le suspense à son paroxysme à la fin de chaque épisode. Chapeau !
J'écris sur mon Palm dans les transports en commun, ça me donne un cadre, étant donné les limites du Palm.
Ahhh vi, mais c'est bien sûr, je l'savais, en plus !
Enregistrer un commentaire