11.3.08

Nautodrome 29 - Simultanéïtés

Avant de se coucher, An'stice dactylographia un court rapport sur sa mission de recherches à Tramarèl, à destination du colonel Toul'sen. Elle y abordait seulement ce qui concernait la famille Vaïsed, Arexhaï et ses vestiges, ainsi qu'un récapitulatif de ce qu'elle avait observé à Caltyl.
La nuit passa pour elle en un clin d'oeil, sans rêve.
A la première heure le lendemain elle apporta son compte rendu au S.I.T. Là encore elle ne rencontra pas son tuteur puisqu'il était en entrevue avec le roi.
Elle partit prendre son aérostat sans se soucier d'éventuels suiveurs.

Tandis que la pseudo Anne Smyss survolait la Mer Frileuse, le colonel Toul'sen recevait son rapport par coursier dans le Petit Salon Vert de sa majesté Har'steen III le Matois. Il le parcourut en diagonale, le posa tranquillement sur une console et dit au roi:
"Ma pauvre pupille est décidément bien naïve et bien obéissante.
-En êtes-vous si certain, colonel? Ne risque-t-elle pas de compromettre notre stratégie de défense?
-Si c'était le cas, je l'éliminerais de mes mains.
-Bravo, colonel, je vous reconnais bien là. Tenez-la à l'oeil: elle finira peut-être par reconnaître l'holme et à ce moment-là sa réaction sera cruciale."

Pendant ce temps, à Caltyl, Dedlar Kreg et Gamaliel Pelsoth s'offraient une fois de plus un petit déjeuner gourmand.
"Tout de même, c'est plus sympathique quand Anne est là, soupira Gamaliel entre deux bouchées.
-Ma parole, tu es mordu, mon cher Gam'Pel!... Eh! Tu en rougis!
-Mais pas du tchout!
-Allons, allons, si tu voyais tes yeux de merlan frit quand tu la regar... Aïeuuu!
-Tu dijais?
-Pas la peine de me frapper, voyons! Rhooo.
-Mon pote, si tu savais...
-Si je savais quoi?
-Rien, rien. Bon, au fait, la petite Tramarélienne est une cachottière. Je voulais t'en parler avant son retour.
-Oui, je m'en doutais. C'est grave?
-Non.
-Bon, alors ça va.
-Elle a le sang chaud, je ne te dis que ça!
-Ne sois pas vulgaire, s'il-te-plaît.
-Mais c'est la vérité! Je veux dire: au sens propre, quoi..."

A Arexhaï, à la même heure, tout de soie vêtu, Vito Vaïsed dormait encore comme un bienheureux dans son lit de pacha. Il rêvait d'une porte entrouverte qui flottait entre deux eaux.

1 commentaire:

Unknown a dit…

Bon ben comment elle va s'en tirer, notre héroïne, avec deux loustics pareils ? Ca promet de bons moments.